Anonymat & sécurité

Discrétion sur Internet

La discrétion sur Internet est compromise par la plupart des internautes s’exposant sur le web, les blogs, les réseaux sociaux, les webcams et permettant ainsi de relier très facilement les aspects professionnels, privés et public quand l’internaute a une notoriété en dehors du net.

Discrétion sur Internet

La discrétion est largement corrompue en premier lieu par les internautes eux-mêmes s’exposant sur le web dans leur blog, sur les réseaux sociaux comme Facebook, LinkedIn, Twitter et permettant ainsi de relier très facilement les aspects professionnels, privés et public quand l’internaute se surexpose lui-même.
Comment gagner en discrétion sur Internet ?

Pourquoi la discrétion sur Internet ?

Mais enfin : pourquoi donc chercher la discrétion sur Internet ?
C’est presque une idée difficile à faire entendre quand de nombreux internautes seraient prêt à manger père et mère pour quelques instants de célébrités. Être à vie « le gars qui tombe de sa chaise sur le petit chat », ou avoir « un chien qui fait de la balançoire » sur une vidéo YouTube vue 50 millions de fois. Je ne ferai pas un dessin sur la décadence, ce qu’il y a à voir est déjà si densément lourdingue qu’un trou noir pourrait se former et empêcher même la lumière de s’en échapper. L’instinct de survie pousse à s’en tenir aussi éloigné que possible. Et regarder les autres partir dans l’autre sens en faisant des selfies.
Ciao les amis…

La vérité est bien cruelle :

Être discret c’est être fort.

La faiblesse ce n’est certainement pas être un inconnu sur le web, le faiblesse c’est exposer le moindre des aspects de sa vie, étaler toutes ses pensées, lister toutes ses relations, émettre son humeur en temps réel, être géolocalisable à chaque instant. Le faible sur Internet, c’est celui qui sème des cailloux de la taille de son ego.
Mais ces cailloux, ils roulent pas. Car tout ça, les moments de gloriole dérisoire et les mesquineries qui cachent bien mal la course au « like », tout ça va rester sur le net, longtemps, très longtemps même, car Internet a pour caractéristique étonnante d’avoir une mémoire qui se réplique, une mémoire cynique qui réplique avant tout ce que les auteurs voudrait voir disparaitre. Il sera bien sûr toujours temps d’aller pleurnicher chez Google pour effacer tel ou tel évènement si honteux, telle soirée qu’on voudrait oublier, tel CV obsolète qui sort systématiquement dans les moteurs de recherche, tel propos qui va pourrir la vie pendant des années, tel pseudo ridicule censé faire rire une seul fois, tel insulte lâchée sous le coup de la colère, telle photo infâme qui révèle plus qu’elle ne montre, telle sextape virale. Tout cela relié à vous, de manière certaine, confirmé par cent vidéos, par mille photos, par dix mille sources. Trié, tagué, archivé.
Houlala, ça va être très compliqué, il va falloir supplier, ramper, implorer pour convaincre les petits chefaillons de Google, les Little Brothers, de mettre ces précieuses données à la poubelle. Et un jour il faudra même probablement payer pour ça. Parce que la connerie, c’est ce qu’il y a de plus facile à taxer.

Utiliser le compartimentage

Compartimentage vie privéeL’attitude exagérée pour sauvegarder sa discrétion sur Internet pourrait consister à refuser le web, à ne pas fréquenter les réseaux sociaux ou les forums, voire même à fuir Internet. Pourquoi pas, même s’il est à craindre que les difficultés, bien que très différentes, soient aussi grandes que celui qui expose tout. Entre tout et rien, il y a tous les autres, les internautes lambda, connus pour telle ou telle chose, ou pas, en relation avec tel milieu professionnel, ou non, en liaison avec un cercle d’amis, ou pas. Le meilleur moyen pour continuer à développer une vie numérique sans s’exposer consiste à compartimenter autant que possible tous ces centres d’intérêts.
L’attitude sage consiste à isoler le milieu professionnel du milieu privé, et si chacun d’eux sont multiples, à des décomposer comme autant de domaines étanches, qui ne se mélange pas. Cela passe par des habitudes de vie plus strictement compartimentés aussi. Ramener du travail à la maison le soir, c’est jouer perdant d’avance. Alimenter sa page Facebook privée au boulot c’est ouvrir sa vie au vent et aux odeurs. Sans compter qu’il a alors toujours des risques d’exposer son entreprise en agissant de cette manière.

Comment compartimenter ?

Techniquement cela consiste à utiliser une adresse email pour chaque compartiment et à ne jamais la mélanger, pas même une fois avec un autre centre d’intérêt. Il faut aussi utiliser un navigateur web différent ou si c’est possible un ordinateur, tablette, smartphone différent pour chaque compartiment défini.
Cela consiste à refuser l’injonction de Facebook ou de Google de tout lier-en-un, de tout raconter, de tout relier sur un seul profil. L’internaute qui obéit à Google ou Facebook devient faible car tout ne dépend que d’un compte, d’un profil. Si celui-ci est sali juste sur un côté, tout sera pollué. Si celui-ci est supprimé, tout sera perdu. Et il faudra encore ramper, et beaucoup pleurnicher auprès des Little Brothers, magnanimes, ou pas.

Utiliser le VPN

Discrétion avec un VPNDans de nombreux cas, il reste toujours une donnée qui trahit inévitablement celui qui veut compartimenter : l’adresse IP. En effet l’adresse IP permet de retracer de manière plutôt fiable votre géolocalisation et de lier par exemple deux accès à une même ressource que vous feriez depuis des compartiments différents.
La technique consiste à utiliser le VPN, en choisissant un service qui permet d’avoir de nombreuses adresses IP différentes, avec des géolocalisations différentes. Pour les plus pointilleux ou les plus perfectionnistes on peut même imaginer un compartiment de vie privée par pays. Le VPN est un outil parfaitement adapté pour gagner en discrétion sur Internet, c’est même un outil pour gagner en anonymat.

Voici quelques avis sur les services VPN recommandés pour faire cela :

 

Il y a beaucoup à gagner en qualité de vie en séparant les domaines d’activité, les espaces de vie. Cela permet de mieux hiérarchiser, de trouver les vraies priorités de la vie. Et en cas de catastrophe dans un domaine, les autre ne seront pas impactés.

 

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9 réponses à Discrétion sur Internet

  • J’ai bien ri. Je suis globalement bien d’accord avec ce que vous dîtes mais ce n’est absolument pas dans la mentalité du moment que de vouloir rester discret. Et d’ailleurs celui qui voudrait rester un anonyme serait considéré comme un fou, ou un misanthrope.
    Sinon, compartimenter ses divers cercles d’amis ou ses différentes activités est une excellente que je pratique déjà, à mon niveau, sans paranoïa, mais bon en lisant cet article je vois bien que je ne suis peut-être pas assez paranoïaque pour être aussi discret qu’il le faudrait. éhéhé.

  • c clair c un monde de fous
    y’a des fois des schizos de haut niveau

  • Faut être plus malin. Fait être plus discret.

  • La discrétion sur le net c’est possible dans la masse.
    Ce qui n’est pas discret c’est d’agir autrement que les autres.
    Et puis ça dépend contre qui on veut être discret sur Internet ?
    Les autres internautes ? Les marchands ? Les multinationales ? Les FAI ? Les agences de surveillance ? Les hackers ?

  • Pas mal. Ca oblige à se remettre un peu en cause. On a vite pris l’habitude de la facilité, malheureusement au prix de la sécurité.

  • Clair que rien de tel que la séparation de manière absolue ses activités en utilisant par exemple, en plus de votre machine principale dévolue aux tâches courantes, un ordinateur spécialement dédié à toutes vos activités, recherches, et échanges confidentiels. C’est une manière très saine pour limiter les problèmes de ciblages comme les empreintes numériques. Il pourrait s’agir d’un simple PC portable d’occasion utilisant une IP distincte ou un OS sécurisé comme Tails, en appliquant l’ensemble des pratiques ci-dessus. On peut aussi utiliser des machines virtuelles de type WMware pour faire tourner différents systèmes. C’est encore mieux, et plus sécurisé. Bien sûr il ne faut JAMAIS se connecter à un compte Google, Facebook ou tout autre compte qui pourrait permettre d’associer une fois pour toute la machine à votre identité réelle. Evidemment ça demande de bousculer un peu les habitudes. Mais c’est le prix de la confidentialité sur Internet.

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